Fight Club de David Fincher : retour sur la création d’un fabuleux générique

Olivier Pallaruelo
Olivier Pallaruelo

Journaliste cinéma / Responsable éditorial Jeux vidéo

Biberonné par la VHS et les films de genres, Olivier Pallaruelo délaisse volontiers la fiction pour se plonger dans le réel avec les documentaires et les sujets d’actualité. Amoureux transi du support physique, il passe aussi beaucoup de temps devant les jeux vidéo depuis sa plus tendre enfance.

Animés, oppressants, poétiques, furieux, minimalistes, inventifs…Certains génériques d’ouvertures de films sont de vraies pépites. Comme celle ouvrant le formidable film de David Fincher, « Fight Club ».

Twentieth Century Fox

La première règle du Fight Club est qu’on ne parle pas du Fight Club, même si l’on peut juste signaler que le film est disponible sur Amazon Prime.

En revanche, aucune raison de se priver d’évoquer le fantastique générique du film, comme souvent (toujours) chez David Fincher. C’est d’ailleurs à ce dernier qu’on le doit, brillamment épaulé dans sa réalisation par les effets spéciaux créés par le tandem Kevin Tod Haug et P. Scott Makela, de Digital Domain. Ou comment littéralement plonger dans les méandres du cortex du personnage principal, pour terminer sur un revolver Smith & Wesson que le protagoniste pointe dans sa bouche.

Le revoici… Ca décoiffe !

 

« Le film aurait pu commencer par ce bruit fait par le chien du pistolet avant d’enchaîner sur Edward Norton, mais j’ai eu cette idée de commencer par ces impulsions électriques entre deux synapses pour montrer les signaux de panique et de peur s’emparant du cerveau du personnage d’Edward » explique Fincher. « Puis on revient en arrière en changeant d’échelle, jusqu’à sortir carrément de sa tête. On a probablement dépensé 750 à 800.000 $ pour réaliser cette séquence ».

Pour mener à bien son travail, l’équipe s’était adjointe les conseils scientifiques et médicaux de Kathryn Jones, illustratrice médicale, qui les aidèrent à conceptualiser l’intérieur du cerveau, mais aussi des conseils avisés du Dr. Mark Ellisman, professeur de neuroscience et de bioingénierie. Le résultat ? Fabuleux !

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