Le Monde ne suffit pas : d’où vient le titre du film de James Bond ?

Olivier Pallaruelo
Olivier Pallaruelo

Journaliste cinéma / Responsable éditorial Jeux vidéo

Biberonné par la VHS et les films de genres, Olivier Pallaruelo délaisse volontiers la fiction pour se plonger dans le réel avec les documentaires et les sujets d’actualité. Amoureux transi du support physique, il passe aussi beaucoup de temps devant les jeux vidéo depuis sa plus tendre enfance.

19e volet de l’increvable saga des (més)aventures de l’agent 007, incarné pour la 3e fois par Pierce Brosnan, « Le Monde ne suffit pas » trouve l’origine de son titre dans une anecdote plutôt insolite… Et très James Bondesque !

United International Pictures (UIP)

Avec une régularité de coucou suisse, la chaîne France 3 poursuit ce 17 septembre ses diffusions de films James Bond période Pierce Brosnan, avec Le Monde ne suffit pas, 19e opus de la saga des (més)aventures de l’agent 007, cette fois-ci orchestré par le vétéran Michael Apted.

Sorti en 1999, le film voyait notamment Sophie Marceau rejoindre la liste des Françaises jouant le rôle d’une James Bond girl, mais surtout ici la méchante de service, sous les traits d’Elektra King, richissime héritière d’un magnat du pétrole assassiné dans l’enceinte même du siège des services secrets britanniques, le MI:6.

Revoici la bande-annonce du film, en guise de piqûre de rappel…

Nous avions déjà évoqué dans un précédent article l’origine du titre du précédent volet de la saga, Demain ne meurt jamais, qui en tant que tel ne veut absolument rien dire; soulignant aussi cette propension à mettre des titres bigger than life qui tarodaient alors la production de l’époque.

Le Monde ne suffit pas n’échappe pas complètement à cet état de fait; au moins sur le papier. Car il y a ce coup-ci une vraie subtilité. Dans le film, Elektra King lance à Bond : « j’aurai pu vous offrir le monde ». Ce à quoi il répond : « le monde ne suffit pas ! » « C’est stupide ! » lâche Elektra King. Et 007 de rétorquer : « c’est une devise familiale ».

Le titre est en effet la traduction d’une devise latine : Orbis non sufficit, qui était celle de Sir Thomas Bond, un vénérable ancêtre de James du XVIIe siècle. L’anecdote est d’ailleurs révélée dans le film Au service secret de sa Majesté, lors d’une expertise d’armoiries de cet ancêtre. Cette expression aurait aussi été gravée selon la légende comme épitaphe sur la tombe d’Alexandre le Grand, bien que l’on a encore jamais retrouvé ladite tombe : « Un tombeau suffit maintenant, pour celui à qui le monde ne suffisait pas ».

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